Dictature : Concentration de tous les pouvoirs. Pouvoir absolu, suprême dans un domaine quelconque.
Le concert des nations vient de céder le pas à un solo où foisonnent les fausses notes. Les américains ont beau prétendre qu'ils ont l'appui de 35 états dans leur guerre contre l'Irak, jamais dans l'histoire moderne un pays dit civilisé n'aura osé défier autant les Nations Unies. À un point tel que c'est la crédibilité de l'organisation qui est aujourd'hui ébranlée tout comme l'équilibre du monde.
Tous s'entendent pour dire que le conflit qui s'amorce aura des conséquences majeures sur l'ensemble de la géopolitique mondiale. Et force est de constater que l'analyse de ces conséquences dans le pays de l'oncle Sam a été déclassée par des objectifs strictement opportunistes. Car la guerre en Irak n'est pas une guerre d'impérialisme ou expansionniste, elle est de l'ordre de l'asservissement stratégique.
Or, l'attitude américaine, maquillée sous d'importantes campagnes de communication, ne laisse plus beaucoup de doute à travers le monde quant aux réelles finalités de ce conflit. Et là réside le danger. La statue de la liberté se retrouve nue et personne n'ose aller la rhabiller. Elle a assisté sans broncher à la castration des États-Unis, deux fois plutôt qu'une. Il y avait là un signal que l'Amérique n'a pas su décoder. Aussi insensé puisse apparaître le terrorisme, il n'est pas un mouvement désintéressé.
Contrairement aux prétentions de Georges W. Bush, la diplomatie n'a pas échouée. Elle a été écartée par les américains et les britanniques, ce qui est fort différent. La question est maintenant de savoir combien de temps les États de la planète toléreront la domination d'une puissance qui jouit d'un pouvoir absolu sur les destinées de l'humanité. Et nul ne peut désormais prévoir d'où viendra la prochaine opposition. Il eut été préférable qu'on s'en tienne à celle diplomatique.