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				<title>Les chroniques de Monsieur Henri</title> 

				<link>http://henri.monblogue.com/</link> 

				<description>Regards intimes sur l'actualité</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>Gloire en canne pour &lt;i&gt;Les Invasions barbares&lt;/i&gt;</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/05/21#16932</link> 

						<description> 
 À en juger par les échos, le film &lt;i&gt;Les Invasions barbares&lt;/i&gt; a été acueilli en véritable triomphe à Cannes. Quand la presse canadienne anglophone décrit avec autant de ferveur l'accueil d'un film Québécois, c'est signe que ça ne pourrait aller mieux !&lt;br&gt;&lt;br&gt;
N'empêche que dans le contexte international actuel, voir un film nommé Les Invasions barbares et se présentant comme la suite du Déclin de l'empire américain, remporter la palme d'or du plus prestigieux festival de cinéma, le tout en France, serait pour le moins ironique...&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Fort heureusement pour nous, il y a bien peu de chance que les chroniqueurs et autres « entertainers » américains voient là un pied de nez au pays de l'oncle Sam. Et Denis Arcand n'a rien d'un Michael Moore. D'ailleurs, il y a bien peu de chances que le film, même s'il gagnait, réussisse à faire une percée sur le territoire de la matrice rechargée. Un film qui dispose d'un budget d'à peine 10 M $ (Can.) ne saurait divertir convenablement même en ayant Mitsou comme tête d'affiche...&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Néanmoins, le cinéma québécois se porte bien et conjugué aux productions de nos cousins français, le septième art continue d'évoluer dans un sens qui échappe désormais aux grands studios d'Hollywood. À moins qu'on réussisse à faire la démonstration que l'art peut devenir rentable et payant. Ce qui risque cependant de paver la voie à de nouvelles invasions barbares... 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La dictature des Nations</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/03/20#10551</link> 

						<description> 
 &lt;FONT size=2&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Verdana&gt;&lt;EM&gt;Dictature : Concentration de tous les pouvoirs. Pouvoir absolu, suprême dans un domaine quelconque.&lt;/EM&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Verdana&gt;Le concert des nations vient de céder le pas à un solo où foisonnent les fausses notes. Les américains ont beau prétendre qu'ils ont l'appui de 35 états dans leur guerre contre l'Irak, jamais dans l'histoire moderne un pays dit civilisé n'aura osé défier autant les Nations Unies. À un point tel que c'est la crédibilité de l'organisation qui est aujourd'hui ébranlée tout comme l'équilibre du monde.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Verdana&gt;Tous s'entendent pour dire que le conflit qui s'amorce aura des conséquences majeures sur l'ensemble de la géopolitique mondiale. Et force est de constater que l'analyse de ces conséquences dans le pays de l'oncle Sam a été déclassée par des objectifs strictement opportunistes. Car la guerre en Irak n'est pas une guerre d'impérialisme ou expansionniste, elle est de l'ordre de l'asservissement stratégique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Verdana&gt;Or, l'attitude américaine, maquillée sous d'importantes campagnes de communication, ne laisse plus beaucoup de doute à travers le monde quant aux réelles finalités de ce conflit. Et là réside le danger. La statue de la liberté se retrouve nue et personne n'ose aller la rhabiller. Elle a assisté sans broncher à la castration des États-Unis, deux fois plutôt qu'une. Il y avait là un signal que l'Amérique n'a pas su décoder. Aussi insensé puisse apparaître le terrorisme, il n'est pas un mouvement désintéressé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Verdana&gt;Contrairement aux prétentions de Georges W. Bush, la diplomatie n'a pas échouée. Elle a été écartée par les américains et les britanniques, ce qui est fort différent. La question est maintenant de savoir combien de temps les États de la planète toléreront la domination d'une puissance qui jouit d'un pouvoir absolu sur les destinées de l'humanité. Et nul ne peut désormais prévoir d'où viendra la prochaine opposition. Il eut été préférable qu'on s'en tienne à celle diplomatique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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						<title>Star Académie et démocratie</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/02/26#8613</link> 

						<description> 
 Qu’importe le système présidentiel ou la proportionnelle mixte, les Québécois n’ont que faire de la façon dont ils élisent leurs représentants. Mais si un reality show a le malheur de présenter une façon douteuse d’éliminer des candidats, alors là, c’en est trop. Non ce ne sont pas les &lt;a href=&quot;http://www.pouvoircitoyen.com/&quot;&gt;États généraux&lt;/a&gt; sur la réforme des institutions démocratiques qui ont retenu l’attention de la dernière fin de semaine mais plutôt le gala de dimanche de Star Académie qui a ameuté tout le Québec.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pas besoin d’introduire aux cousins Français le concept car il est importé directement de chez eux où il a fait un malheur.  Ici aussi, la folie opère et si bien qu’on en oublie la guerre imminente en Irak, les rumeurs d’élections et le dossier du bois d’œuvre. Touchons du bois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Reste que l’exercice du week-end dernier aurait mérité un peu plus de considération. Après tout, c’est pas tous les ans qu’on tient des états généraux sur nos institutions démocratiques. Or, intéresser les Québécois à tout ce qui touche la citoyenneté est devenu un véritable exploit de nos jours. Imaginez alors l'intérêt soulevé par un exercice aussi peu divertissant et présidé par &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2002/07/27/6113.html?304&quot;&gt;Claude Béland&lt;/a&gt;... &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Mais Jean-Pierre Charbonneau peut se consoler, les Québécois ont montré qu’ils ont à cœur un système de votation juste et équitable. Il lui suffira de commanditer la prochaine édition de Star Académie et d’y introduire des débats sur le système de votation.  Avec une proportionnelle mixte, peut-être que Pascal serait encore là… et Stéphane repartit dans son &lt;a href=&quot;http://membres.lycos.fr/normetalweb/&quot;&gt;Normétal&lt;/a&gt; d’origine. Que de suspens en perspective … et de démocratie!
 
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						<title>Une Victoire au goût amer</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/02/20#8112</link> 

						<description> 
 Le paradoxe de la culture québécoise se résume bien dans cette consécration bien méritée pour Linda Lemay en France. Oui son talent est reconnu au Québec mais on ne se bouscule pas pour assister à ses spectacles comme on le fait pour Lise Dion. La culture populaire québécoise tend hélas vers la facilité et le prêt à mâcher. On n’a longtemps pensé que la langue française – celle qui soi-disant nous distingue – nous empêcherait de sombrer face à l’impérialisme culturel américain, il n’en est rien.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Si nous n’avons toujours pas épousé la langue de Shakespeare, il n’en demeure pas moins que nous avons adopté tout de la forme et de la structure de la culture américaine. Notre industrie du show-business se gargarise de succès de foule comme Les Boys et Elvis Story mais délaisse, en parallèle, tout un univers de création où nous avons longtemps excellé. La culture fast-food risque cependant de nous laisser orphelins. Et ce n’est pas le renouveau annoncé de Radio-Canada qui y changera quelque chose.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Théâtres et musées sont devenus d’obscurs lieux fréquentés par ce qu’on qualifie, à mon grand malheur, d’élite intellectuelle. Il y a heureusement encore quelques professeurs de cégeps pour y traîner des groupes d’étudiants sans quoi la moitié d’entre-eux seraient certainement contraints de fermer leurs portes. Triste constat que celui d’avoir une culture subventionnée. Encore plus dur quand ce même milieu se contente d’exiger de l’être davantage…&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pour être appréciée à sa juste valeur, Linda Lemay a dû traverser l’Atlantique en direction de la Vieille Europe. Elle a pourtant tout d’une Québécoise, en commençant par le prénom, le préféré de ceux qu’elle appelle les colons… Mais lorsque moins de 30 personnes se déplacent pour assister à un spectacle du &lt;a href=&quot;http://www.chanson-net.com/brunobrel/&quot;&gt;neveu&lt;/a&gt; de Jacques Brel dans une métropole comme Montréal, on n’a pas à se demander longtemps pourquoi Linda est là-bas. Navrant de constater que l’héritage de Jacques Brel intéresse moins les Québécois que celui d’Elvis ou de &lt;a href=&quot;http://www.sinatrafamily.com/index.php&quot;&gt;Frank Sinatara&lt;/a&gt;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il est vrai que je puisse paraître quelque peu pessimiste mais ma visite au dernier Salon du livre de Montréal a eu tôt-fait de me faire voir nos préférences culturelles. Car il n’y avait pas foule pour causer avec Michel Tremblay ou avec Marie Laberge. Les caméras étaient plutôt braquées sur Nelly Arcand et, la plus longue file observée, c’était celle pour le &lt;a href=&quot;http://www.amazon.ca/exec/obidos/ASIN/2764800037/ref%3Ded%5Fxsoc%5Fb%5F3%5F2/702-3063761-9728045&quot;&gt;commandant Piché&lt;/a&gt;. Quoique je n’avais pas vu, à ce moment, le sens caché du titre de son ouvrage : Aux commandes du destin…  
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						<title>Internet : média de marche</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/02/17#7796</link> 

						<description> 
 Le temps d’une journée, le temps d’une marche, le temps d’un message. Exit l’Organisation des Nations Unies. Si la guerre n'a pas lieu, ce ne sera pas grâce aux hommes cravatés. Les groupes de gauche ont sauvé l'honneur d'une civilisation qui a oublié qu'elle peut prendre les commandes de son destin. Si seulement cet oubli était inconscient...&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Heureusement, Internet a une fois de plus démontré qu'il est le média de masse par excellence du troisième millénaire. Sans le célèbre réseau, oubliez l’événement planétaire du 15 février. Car on parle bien d’un événement qui s’est déroulé à l’échelle de la planète. Imaginez si on avait installé des écrans géants à Washington pour projeter les regroupements observés dans chacune des grandes villes à travers le monde. Une sorte de manifestation virtuelle devant la Maison Blanche. Une idée que je lance comme ça.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Mais revenons à l’événement. Un événement dont Internet a véritablement servi de catalyseur. La formule est pourtant simple. Des sites comme protest.net ou indymedia.org permettent aux internautes de s’informer des actions à venir. L'appel est repris à l’échelle locale par différents groupes alternatifs ou sociaux qui créent des sites de ralliement. Le courriel et le bouche à oreille font la suite. Seulement à Montréal, plus de 150 000 personnes ont bravé le froid pour exprimer leur désaccord avec ce qu’on pourrait maintenant qualifier de « doctrine Bush ». Je préfère pour ma part la désignation « doctrine Rumsfeld » mais ça ferait trop plaisir à l’égo du personnage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Il serait étonnant de voir où en seraient les mouvements d’opposition à la guerre en Irak si Internet n’existait pas. Le réseau permet aux populations du monde entier de sortir, l’espace d’un instant, des canaux officiels de diffusion de l’information. Les américains ont d’ailleurs découvert, à leur grande stupeur, qu’il y a une vie après CNN. Le réseau se retrouve d’ailleurs dans une drôle de position, lui qui a construit sa réputation en couvrant une guerre contre… l’Irak.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
En permettant aux citoyens de lire des opinions et des analyses variées sur le sujet et en permettant à des groupes de s’organiser, de se donner des lieux d’échanges, Internet est devenu le véhicule par excellence de la démocratie. Pas étonnant d’ailleurs que la Chine s’en méfie comme la peste. Mais parions qu’aux Etats-Unis aussi on commence à en avoir marre de ce lieu qui échappe à tout contrôle même des meilleurs spin-doctors. Une formidable armée de 0 et de 1 est-elle sur le point de naître ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Malheureusement, le cyberespace ne peut cependant rien contre la force d’inertie qui habite la majorité de la population face aux manifestations et aux soulèvements populaires. Mais on doit se réjouir de voir que les citoyens disposent désormais d’un média capable de concurrencer les meilleures campagnes de relations publiques. Les Weber-Shandwick et les Edelman de ce monde n’ont qu’à bien se tenir. Reste à voir de quel côté se logeront les stratèges…
 
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						<title>Des indices de guerre</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/02/09#6802</link> 

						<description> 
 Déjà qu’on doit se soucier de l’indice d’activité grippale, de l’indice de pollen, de l’indice UV et du courant-jet, voilà que nos amis américains s’amusent avec un supposé indice de risques d’activités terrorismes. Et comme par hasard, cet indice est relevé à orange (très grands risques) au moment même ou les États-Unis sont dans le dernier droit avant le début d’une guerre qui semble maintenant inévitable.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les conséquences de cet indice sont grandes aux États-Unis. Les fouilles se font plus importantes, les événements publics sont sous haute surveillance, bref, tout est orchestré pour que les américains se sentent davantage menacés. Le pari de l’administration Bush est certainement d’augmenter l’insécurité dans la population afin d’aller chercher plus d’appuis pour sa guerre en Irak. Les prochains jours nous diront si ça fonctionne. Chose certaine, je me demande bien comment on désigne une activité qui consiste à terroriser une population en vue d’atteindre des objectifs militaires.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Quant au débat sur la tenue ou non d’une guerre, il a complètement été dévié. De sorte que la question est plutôt aujourd’hui de savoir si cette guerre se fera avec ou sans l’aval de l’ONU. L’institution se retrouve d’ailleurs en fâcheuse posture puisque c’est sa crédibilité même, son intégrité et son avenir qui risquent d’être compromis au terme de la présente crise. À moins de revirement spectaculaire, les Nation Unies n’auront d’autre choix que d’appuyer une nouvelle résolution américaine. Un doute d’ailleurs m’assaille l’esprit : les États-Unis ont-ils sérieusement pensés à attaquer l’Irak sans l’appui de l’ONU ou tout cela n’était-il que le fruit d’une fort habile machination stratégique et diplomatique ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Chose certaine, les jours sont comptés et les manifestations du 15 février prochain seront certainement les dernières avant le début du conflit. La balle est dans le camp de l’opinion publique mais pas pour longtemps. Et il faudra plus qu’une dizaine de milliers de manifestants pour arrêter cette croisade du nouveau millénaire. Dommage que si peu de gens réalisent que l’histoire s’écrit aujourd’hui...
 
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					<item> 

						<title>Le prix de la conquête</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/02/03#6315</link> 

						<description> 
 Le hasard est parfois ironique. Des débris d'une navette transportant un astronaute Israélien qui tombent dans une ville américaine nommée… Palestine&amp;nbsp;! Une navette spatiale qui portait le nom de celui qui a découvert… l'Amérique&amp;nbsp;! 
&lt;P&gt;Il faut croire que Dieu n'a pas entendu la dernière phrase du discours de Bush sur l'état de l'union. Alors que cette phrase tombait – May God continue to bless America – le président ne se doutait certainement pas de la tuile qui l'attendait. Car l'explosion de la navette Columbia est tout sauf une tragédie. Elle est un rappel au peuple américain que toute conquête à un prix. Et la conquête de l'espace n'échappe pas à cette règle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Malheureusement, le caractère spectaculaire de l'événement en occulte toute la portée réelle. Une fois de plus en l'espace d'un peu moins de deux ans, les américains sont en deuil de concitoyens et de symboles. Mais cette fois-ci, il n'y a pas d'ennemi extérieur sur qui faire porter la faute. Toute conquête à un prix, voilà le dur constat. À regarder les américains réagir, on jurerait qu'ils ont oublié la notion de risque qui couve derrière une opération comme celle d'envoyer des humains dans l'espace.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Faut-il s'étonner que c'est seulement lorsque des corps sont revenus dans des sacs de plastique du Vietnam que l'opposition à la guerre s'est faite plus féroce en Amérique. La rhétorique américaine consiste à sécuriser la population sur tous les flans. Elle se résume à ceci : &quot;&amp;nbsp;Nous avons de bonnes et même d'excellentes raisons de poser les gestes que nous posons et les conséquences ne pourront qu'être positives pour notre nation.&amp;nbsp;&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Or, toute conquête a un prix. Et conquérir l'Irak - même si Bush n'en fait pas une guerre de conquête mais une guerre préventive - aura des conséquences importantes non seulement sur l'avenir de la société américaine mais sur l'ensemble de la géopolitique mondiale. L'explosion de Columbia illustre une fois de plus l'état de profonde inconscience dans lequel baigne la société américaine. Une inconscience qui, bien qu'inquiétante, fait aujourd'hui la force de cette nation.&lt;/P&gt; 
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						<title>L'union fait la farce</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/01/30#6106</link> 

						<description> 
 Dire que la performance d'Adrien Brody dans Le Pianiste m'avait impressionné, je n'avais encore rien vu. Avec sa performance dans le discours sur l'état de l'union, Georges W. Bush emporte haut la main l'Oscar du meilleur acteur. En prime, lui et son équipe se méritent la palme dans les catégories&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Meilleur scénario adapté pour la télévision&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;/FONT&gt;Meilleurs costumes&amp;nbsp;», «&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;Meilleurs effets spéciaux&amp;nbsp;»&amp;nbsp;et «&amp;nbsp;Meilleur montage&amp;nbsp;». Ils ont malheureusement échappé celui de&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Meilleur costume&amp;nbsp;» malgré un discours cousu de fils blancs.
&lt;P&gt;N'empêche que la première chose à observer lors de cette soirée du discours sur l'état de l'union, c'était les cravates. Dans le domaine des communications, un soin fou est accordé à l'image projeté par les hommes d'État. Et ce n'est pas par hasard que M. Bush portait une cravate bleue pâle et que Donal Rumsfeld en portait une rouge. Toute la rhétorique du discours de Bush s'articulait autour du message suivant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Voilà un président qui souhaite la paix sur terre mais qui n'a d'autre choix que de faire la guerre à un chef d'État qui menace cette paix&amp;nbsp;». De là l'importance d'une cravate aux couleurs de paix.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un cravate qui contrastait avec celle de Rumsfeld d'un rouge sang (frais versé) sans équivoque. Powell, sans surprise, arborait une cravate bleue lui aussi. Pas étonnant qu'on l'ait placé aux côtés de Donald. Avec sa fougue incontrôlée et hystérique, le secrétaire à la défense ne cesse de faire ressortir les motivations profondes des États-Unis. Heureusement qu'il n'avait pas de micro ce soir-là.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais parlons plutôt du discours. Un discours bien structuré. Ponctué de phrases chocs et de mots clés. Mais un discours qui est allé beaucoup trop loin. La diplomatie internationale est une question de finesse et de subtilité. Il y en avait si peu dans ce discours. Malgré tout, les médias au Québec n'ont pas selon moi retenu les bonnes phrases. Des phrases lourdes de conséquences comme «&amp;nbsp;Yet the course of this nation doe not depend on the decisions of others&amp;nbsp;» qui campe une fois de plus la politique étrangère américaine basée sur l'unilatéralisme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et que dire de la fin de ce discours où l'on tentait de démontrer les liens entre Saddam Hussein et Al-Quaida. Un peu plus et M. Bush disait :&amp;nbsp;«&amp;nbsp;In fact, Saddam Hussein is Oussamma Ben Laden&amp;nbsp;». Mais bon, on aura la voiture à hydrogène, des médicaments contre le sida pour les africains, des vaccins contre l'anthrax en pharmacie et les riches n'auront plus à payer de taxes sur les dividendes. En boni, une loi contre le clonage humain et de la bouffe et des médicaments parachutés sur les Irakiens pour nous apaiser la conscience pendant qu'ils seront bombardés. Il ne restera plus qu'à sortir la dinde car l'union fait la farce.&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Major et majorettes</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/01/27#5791</link> 

						<description> 
 Un professeur de cégep se plaisait à tracer un parallèle entre le football et la société américaine. Il débutait son exposé en nous faisant observer la présence majoritaire de noirs sur la ligne de front. Des individus de race noire dont la tâche consiste à protéger un blanc. Un blanc dont le nom est scandé par des femmes légèrement vêtues sur les lignes de côté. Non loin d'un coach... blanc. Tout ça sous le regard d'un arbitre... blanc. Il terminait sa présentation en soulignant qu'au football, même si on rate plusieurs jeux, on peut toujours s'en sortir avec la bombe...&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans ses rêves et ses fantasmes les plus fous, Rumsfeld imagine certainement un spectacle similaire à celui de la mi-temps du Superbowl pour marquer le coup d'envoi de sa campagne militaire imminente. Il faut dire que la présentation d'avant-match sur un destroyer américain avait de quoi le mettre en appétit. Il n'y a que Sting qui était de trop, lui qui jadis osait chanter la &lt;A href=&quot;http://www.sting.com/discography/lyrics/lyrussia.html&quot;&gt;tolérance&lt;/A&gt; envers le peuple Russe. On se demande bien le sens de son&amp;nbsp;SOS de l'autre soir... &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le survol du stade par des chasseurs américains est devenu au fil des ans une tradition aux États-Unis. L'histoire ne dit cependant pas s'ils ont&amp;nbsp;poursuivi leur route jusque dans le Golfe Persique. Et à l'heure où les États-Unis sont en quête d'alliés, faire chanter le God Bless America par la Canadienne la plus connue mondialement était certainement un bon coup. Parions que Céline et René n'y ont vu que du fric...&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sans leurs uniformes noirs, les Raiders n'étaient plus ces guerriers intimidants de beaux jours. Mais peu importe que le spectacle ait été médiocre puisque les revenus sont déjà assurés avant même qu'une pièce de monnaie détermine qui bottera en premier. N'empêche qu'une fois de plus ce que tous croyaient être une formalité a connu une issue insoupçonnée. L'ami Donald devrait en prendre bonne note avant d'envoyer ses joueurs en Irak. Mais comme le coach se fait rarement plaquer, il n'a pas à se soucier de ces banales considérations colatérales. Après tout, on ne fait pas une crêpe sans casser d'oeufs. Gageons que du côté des États-Unis, la glacière Gatorade est déjà prête... Belle douche froide en perspective ! 
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					<item> 

						<title>Le vieux et la vieille</title> 

						<link>http://henri.monblogue.com/2003/01/25#5707</link> 

						<description> 
 Les propos de Donald Rumsfeld sur la « vieille Europe » n'ont rien d'étonnant. Ils ne sont rien de plus qu'une nouvelle démonstration de la méconnaissance des relations diplomatiques qui habite certains membres du cabinet Bush. Et je ne parle pas de M. Rumsfeld. La diplomatie n'est pas une science ou ne affaire d'élite. Elle est le canal de communication par lequel se parlent les dirigeants du monde. Or, elle commande un langage universel où chaque mot est savamment analysé et réfléchi avant d'être prononcé. Car derrière la diplomatie se profile l'équilibre du monde moderne. Un équilibre fragile constamment aux prises à l'instabilité et aux vertiges.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le secrétaire à la défense ne semble pas se préoccuper outre mesure de la portée de ses propos. Se réfugiant derrière le poids militaire américain, il se voit comme l'un des hommes les plus puissants et les plus influents de cette planète. Et c'est fort de cette puissance qu'il affaiblit l'équilibre mondial de par son incapacité à gérer les différends avec les autres puissances de ce monde. Espérons que sa grosse corvette manquera rapidement d'essence car, pour l'instant, on ne peut pas dire que l'individu facilite les tensions montantes observées sur la scène internationale. Il est d'autant plus inquiétant que son style plait aux américains. Reste à voir jusqu'où on le laissera aller...  
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